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mercredi 24 février 2010

Danse

Une première, mais la découverte méritait d'être partagée :



La vidéo n'est pas exceptionnelle, mais le spectacle, oui!
Il s'agit donc de Pal Frenak, en représentation pour quelques jours au Centre National de la Danse à Pantin. Et comme tout le monde n'habite pas Pantin, le spectacle a été filmé pour Arte Live Web ; il sera donc disponible sur le net dans quelques temps.

Il est difficile de résumer ou même de donner une idée de cette danse ; disons simplement qu'elle parle de désir, de violence aussi parfois, de manière tantôt dramatique, tantôt décalée. Ce travail au millimètre intègre des musiques et des mises en lumière parfaites : le résultat est aussi saisissant que réjouissant. Bref, ça vous prend et ça ne vous lâche plus.
Pour les sceptiques (même sur la vraie vidéo d'Arte), revenez pour le trio nu et (presque) final sur canapé, c'est simplement génial. Pour les sceptiques-sceptiques, mais amoureux d'Antony Hegarty, c'est sa merveilleuse reprise de Knocking on heaven's door qui achève la représentation. Pour les vraiment très sceptiques, je ne vois vraiment pas ce que je pourrais faire pour vous. Si, une image...

jeudi 1 octobre 2009

London!


La bonne idée envoyée par Amandine. Parce que oui, ce blog est AUSSI international (la classe). Merci Amandine! 

Cet été, le sculpteur Antony Gormley invite les gens du Royaume Unis à participer à la création d'un étonnant monument vivant.

 Il leur propose d'occuper le quatrième pillier vide de Trafalgar Square à Londres...un endroit réservé normalement aux statues de Rois et Généraux. Ils deviennent ainsi la représentation de l'humanité toute entière.

Toutes les heures, 24h sur 24, pendant 100 jours sans interruption, une personne différente s'approprie le pillier. Les personnes selectionnées peuvent utiliser leur heure comme ils le souhaitent. One and Other est ouvert à tout le monde, venant de n'importe où au Royaume Uni, ayant au moins 16 ans et souhaitant participer à cette expérience artistique inoubliable.

Selon Gormley, cette utilisation de ce quatrième pillier est l'expression même de ce qui fait de Londres une ville exceptionnelle : sa population  et sa diversité.

Une webcam filme en permanence et en direct les prestations des volontaires : pour plus d'information, vous pouvez visiter oneandother.co.uk.

Antony Gormley on the Fourth Plinth from One & Other on Vimeo.


lundi 28 septembre 2009

Feu !


Cette image, c'est celle d'une destruction, publiée à l'heure de la reconstruction...
Deyrolle, le célèbre taxidermiste parisien et magasin -plus que cabinet- de curiosités a brûlé en février 2008. Lors de l'incendie, touchant le premier étage, une partie des meubles et des animaux y est passée, réservant aux pompiers d'étranges surprises...
Le magasin retapé a rouvert ses portes au public. Vous pourrez à nouveau y voir toutes sortes bêtes sur pattes petit format (papillons, phasmes, scarabées etc..) et grand format ( du faon à la girafe), ainsi que des reptiles, et quelques coquillages et crustacés. Bref, rien de comestible, mais de quoi nourrir les curiosités et les mirettes à l'oeil.
De l'incendie, le photographe Laurent Bochet a tiré une série à la fois drôle et apocalyptique, où les animaux à moitié mangés par le feu semblent encore poser avec les pompiers dans leur intérieur bourgeois et pourtant dévasté.
Les images sont nommées comme la chaleur atteinte au coeur du brasier : 1000°. Elles sont exposées en ce moment chez Deyrolle parmis leurs modèles dont cerrains sont devenus des stars de la publicité.
Un livre beau mais cher (120e) est édité pour l'occasion chez Assouline.
Visite: 46, rue du Bac, 75007, Paris.
Pour plus d'infos (et de photos), le site internet de Deyrolle.

jeudi 27 août 2009

La bonne idée d'Angela

Du théâtre péchu dans les friches

Oyez, oyez strasbourgeois, 
sortez de votre ville !
au-delà de ses frontières se passent plein de choses passionnantes. 

- en ce moment, plongez dans le festival Premiers Actes. J'en ai découvert l'une des pièces, jouée par une troupe internationale dans la friche industrielle textile de Wesserling : ca vaut vraiment le détour. 
http://www.premiers-actes.eu/

- autre proposition fort sympathique : le légendaire théâtre du peuple de bussang vous entraîne dans des créations théâtrales étourdissantes jusqu'à la fin du mois d'aout : allez-y tant qu'il en est encore temps, le lieu est magique !! http://www.theatredupeuple.com/site.html

... voilà, c'est tout, bises à tous, bon courage pour le mémoire des uns et des autres... 

lundi 8 juin 2009

Silences


Depuis le 18 avril et jusqu'au 23 août, le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg accueille l'exposition "Silences", proposée par le cinéaste Marin Karmitz. Ce sont d'abord les affiches exposées dans Strasbourg qui m'ont donné envie d'aller y jeter un oeil: une annonce épurée, réduite au minimum, mais servie par une typographie originale. 

Marin Karmitz, fondateur de MK2 et défenseur du cinéma indépendant, apporte ici un regard personnel sur des oeuvres qui accueillent le son ou la parole en leur sein. Les choix sont donc subjectifs ; la démarche est dépourvue de toute intention didactique et c'est sans doute ce qui fait son intérêt. 
Comme souvent au Musée d'art Moderne de Strasbourg, une muséographie intéressante: ici, l'espace a été disposé en labyrinthe (un plan vous sera donné à l'entrée). Si les oeuvres ont été numérotées pour y attacher une explication, rien ne vous oblige de suivre le circuit dans l'ordre. Pour ceux qui connaissent les expos-supermarché de Beaubourg où on fait la queue devant des étalages, ça change!

Du côté des oeuvres, j'ai particulièrement aimé Prendre la Parole de Christian Boltanski (2005). Vous pourrez tendre l'oreille pour écouter ce que vous murmurent des individus anonymes. De son côté, Annette Messager, disposée à l'entrée, fait du Annette Messager pour ne pas changer- on n'est pas obligé d'aimer et ce n'est pas mon cas..
Par contre, l'installation de Joseph Kosuth, Du Phénomène de la Bibliothèque ravira tous les geeks de la bouquinerie (j'avoue). L'oeuvre, créée en 2006, est une pièce remplie de livres, classiques fondateurs et autres, qui sont disposés selon une logique choisie par l'artiste. Elle est basée sur une citation de Michel Foucault qui lui a donné son titre: "L'imaginaire ne se constitue pas contre le réel pour le nier ou le compenser ; il s'étend entre les signes de livre à livre, dans l'interstice des redites et des commentaires ; il naît et se forme dans l'entre-deux des textes. C'est un phénomène de bibliothèque."
Sur les panneaux, trois citations annoncent aussi la parenté revendiquée: Barthes, Wittgenstein et José Ortega y Gasset. Il y a de quoi regarder quelques minutes, de quoi lire un peu, de quoi réfléchir et finalement, de quoi en causer.
C'est peut-être là que l'expo atteint son objectif: il y a le silence, la parole qui émane de l'oeuvre, puis celle du visiteur...

Si vous ne pouvez pas y aller, il y a un excellent site internet interactif, ici.
Sinon, pour plus d'énergie et de pédagogie, pour les enfants aussi mais pas que, il y a l'expo Chromamix 2.



lundi 16 mars 2009

Clic-clac #2

Encore une fois ce jeudi, la pose photo à la médiathèque Malraux, sur René Burri.



Photographe Suisse vivant en France, René Burri s'est d'abord intéressé au cinéma avant de s'établir comme photographe de presse, collaborant notamment avec le magazine Life. Témoin des grands événements de la seconde moitié du XXe siècle, il a notamment pris des clichés célèbres de Che Guevara, des guerres de Corée ou de Picasso.
Toujours à 18h, toujours au 5e, et toujours une présentation de qualité..

Coups de coeur, oeuvres choisies et coup de gueule

Virginie Hils nous propose une balade dans le dernier accrochage de la Fondation Würth, ouverte il y a un peu plus d'un an à Erstein... avec quelques découvertes et surtout quelques grosses déceptions. A vous d'aller y voir pour vous faire votre avis..


Hans Arp, Dessin automatique, 1916

« Coups de cœur, Œuvres choisies » : voila le nom du nouvel accrochage de la fondation Würth (Erstein ).
Y a pas à dire : ils ont de la recherche chez Wurth, sûr qu’ils ont payés cher des mecs à bosser des jours entiers pour dénicher ce titre original et tellement atypique. Coups de cœur donc, mais… de qui ? on ne saura pas… Le collectionneur Rheinhold W lui-même ? Le titre me fait un peu penser à l’expo « Picasso et les maîtres », après tout, on a bien le droit de se faire seulement plaisir, sans vouloir absolument prétendre à apporter de nouvelles informations à l’histoire de l’art (ah je reconnais bien mon coté scientifique qui prend le dessus là…tous ces millions d’euros..tss tss. .. on est quand même en temps de crise, sans déconner..). C’est vrai quoi ! C’est tellement extraordinaire de s’inspirer de ses prédécesseurs, merci aux commissaires de nous avoir ouvert les yeux ! Würth, lui, seul maître à bord de sa fondation, nous offre l’immense privilège de nous dévoiler ses coups de cœur (sans explication, faut pas exagérer non plus) : des chef d’œuvres donc, quelque peu ternis par l’accrochage (pas vraiment un coup ..de maître). Si Anselm Kiefer a droit a un mur a lui seul, en point d’orgue de l’allée centrale, 2 autres de ces œuvres, pourtant superbes sont placées en retrait dans une espèce de corridor , qui ne permettent pas vraiment le recul nécessaire pour apprécier . Ce recul est également impossible devant le tableau panoramique de Botéro, accroché dans un couloir d’ 1,50 m de large à l’étage. Mais ce qui me chagrine le plus, ce sont les sculptures , pas réellement mises en valeur : celle en acier très déstabilisante d’Anthony Caro, mise dans un coin (elle est punie ?).D’ailleurs, cela dit en passant, Caro ne serait pas content d’apprendre que sa sculpture cotoîe un tableau de Lichtenstein et un autre de Basquiat, lui qui a affirmé très récemment que le pop art n’était pas son langage . Bon, t’en fais pas Rheinbold, t’y peux rien, t’as laissé parler ton cœur, on a eu quand même beaucoup de plaisir à visiter l’expo, voir deux œuvres (c’est rare) de Christo et Jeanne-Claude, des tableaux de Richter –grandiose- et de découvrir Stephan Balkenhol . On oublie pas Soto et sa sphère captivante à l’entrée. Pas mal non plus d’avoir mis de la couleur en peignant la salle « surréaliste » en rouge (le rouge du logo Würth hein, faut pas pousser non plus), les dessins de l’alsacien Arp ressortent parfaitement bien.
U
ne dernière petite chose, que je remarque vraiment à contre cœur : connais-tu des artistes femmes ??(parce qu'à part Jeanne Claude, j’en vois aucune).

lundi 16 février 2009

Clic-Clac


Pour tous ceux qui aiment la photo:
ce jeudi, comme tous les troisièmes jeudis du mois, c'est la pose photo à la médiathèque André Malraux.

Cette fois-ci, il sera question d'Eugène Atget:
"Eugène Atget est en quelque sorte le vénérable aïeul de la photographie française. Sa photographie possède à l'origine une valeur documentaire, et une mission, fixer sur le papier le monde qui lui est contemporain, en pleine mutation. C'est ainsi qu'il s'intéresse aux "petits métiers", alors en voie de disparition. Il s'attache également à garder le souvenir des lieux pittoresques de Paris, ce qui lui vaut aujourd'hui le surnom de "Balzac de la caméra".

C'est à 18h, au 5° étage..

lundi 26 janvier 2009

Venise en Suisse, une visite proposée par Dear Old Thing





Je vous conseille la visite de la Fondation Beyeler à Riehen, à proximité de Bâle.
L'expo temporaire est consacrée à Venise, et présente des aspects divers de la ville.

On commence par Canaletto, Guardi, vues baroques du temps de la splendeur de la Sérénissime. Beaux tableaux lumineux, un peu convenus dans la finesse du détail.
Les salles suivantes sont consacrées au XIXe: Turner, qui évoque admirablement les transparences brouillardeuses d'une ville qui perd de son éclat. Quelques Manet, Monet, Renoir qui m'ont laissé froid.

Mais le choc, ce sont deux peintres américains de la fin du XIXe: Whistler avec des eaux-fortes et Sargent dont sont exposées quelques huiles un peu lourdes, mais surtout des aquarelles d'une grande finesse explorant le quotidien d'une ville qui n'est plus la maîtresse de la Méditerranée, mais pas encore le piège à touristes actuel. Une découverte.

Le grand échec de notre journée a été de rater Chirac, qui est passé le lendemain matin en visite privée de la la prochaine exposition, consacrée, vous l'aurez deviné, aux "arts premiers".
"Venise" Fondation Beyeler, Riehen, prolongation jusqu'au 15 février.


James Whistler, Venetian Scene, 1879.