lundi 23 novembre 2009
Bulles sans fond
jeudi 1 octobre 2009
London!

La bonne idée envoyée par Amandine. Parce que oui, ce blog est AUSSI international (la classe). Merci Amandine!
Cet été, le sculpteur Antony Gormley invite les gens du Royaume Unis à participer à la création d'un étonnant monument vivant.
Il leur propose d'occuper le quatrième pillier vide de Trafalgar Square à Londres...un endroit réservé normalement aux statues de Rois et Généraux. Ils deviennent ainsi la représentation de l'humanité toute entière.
Toutes les heures, 24h sur 24, pendant 100 jours sans interruption, une personne différente s'approprie le pillier. Les personnes selectionnées peuvent utiliser leur heure comme ils le souhaitent. One and Other est ouvert à tout le monde, venant de n'importe où au Royaume Uni, ayant au moins 16 ans et souhaitant participer à cette expérience artistique inoubliable.
Selon Gormley, cette utilisation de ce quatrième pillier est l'expression même de ce qui fait de Londres une ville exceptionnelle : sa population et sa diversité.
Une webcam filme en permanence et en direct les prestations des volontaires : pour plus d'information, vous pouvez visiter oneandother.co.uk.
Antony Gormley on the Fourth Plinth from One & Other on Vimeo.
lundi 28 septembre 2009
Feu !
mercredi 16 septembre 2009
La chose génitale

Désiré-Magloire Bourneville et Paul Regnard,
Attaque d'Hystérie, Première Phase, vers 1877.
Planche 2 de l'Iconographie Photographique de la Salpêtrière
Institut de France
Dans Le Féminin et le Sacré, Julia Kristeva et Catherine Clément reprennent ces propos de Charcot sur l'extase des femmes à la Salpêtrière.
Désigner la "chose génitale" dans l'hystérie, c'est d'abord se référer à l'étymologie du terme, liée au terme d'utérus. Jusqu'au XIXe, on pensait en effet que l'hystérie était une pathologie due à la remontée de l'utérus dans le corps.
Mais désigner cette chose monstrueuse, c'est aussi rappeler que, socialement (et sous certaines influences religieuses), la place des organes fait aussi office de hiérarchie. En haut, le noble : la tête où siège la pensée, la séduction chaste de la chevelure, les yeux (paraît-il fenêtres de l'âme), les larmes. En bas, l'ignoble : les déchets corporels, l'ancrage dans la terre, et le siège qui est aussi au principe des pulsions (paraît-il animales)...
Dans l'hystérie, quand la femme se change en bête, il ne pouvait y avoir que de la chose basse et animale. Mais pourquoi la femme en particulier?
La femme, c'est le sujet d'étude du docteur Charcot, psychiatre à la Salpêtrière à la fin du XIXe siècle. Il s'intéresse alors à l'hystérie, crée une ville psychiatrique dans Paris, tente de comprendre et de classer les pathologies en "types". Pour ce faire, il installe un service photographique dans ses locaux et élabore une iconographie des "folles".
Dans L'Invention de l'Hystérie, Georges Didi-Huberman s'intéresse plus au médecin et à sa démarche qu'aux patientes de la Salpêtrière. Il interroge ce lien étrange entre celui qui soigne, observe et parfois contemple ses innombrables modèles- autour de 4000 femmes étaient alors enfermées là. En effet, Charcot fit plus oeuvre d'exhibition que de guérison. Dans ses fameuses "leçons du mardi", on se presse pour voir et entendre les folles, on classe, on désigne.
Georges Didi-Huberman tente de décripter cette micro-société basée sur le spectacle et sur l'image, rendue possible par les progrès de la photographie.
Quand il parle d'Invention de l'Hystérie, l'auteur pense le terme "inventer" comme créer, puis comme imaginer- abuser déjà de cette création-, et enfin comme trouver (comme on invente un trésor), c'est-à-dire tomber sur la chose par hasard.
De toute évidence, Charcot serait alors tombé sur une chose génitale. Ah tiens.
Je vous le conseille donc: Invention de l'Hystérie, Charcot et l'Iconographie Photographique de la Salpêtrière de Georges Didi-Huberman.
Texte
Envoyez les vôtres...
"Ni trop relâchée, ni trop coincée, voilà Capri.
J'étais attablée dans un café de la place. Plus exactement, j'étais attablée sur la place, tant ce café a élargi son territoire de sièges en bambou poussés sous des guéridons en bambou guère plus grands que des soucoupes.
J'avais mon ordinateur portable sur les genoux- c'était le seul endroit possible- et je dégustais un espresso avec une part de torta Caprese, lorsque je t'ai vue passer sur la place, juste à la limite de l'extension du bar.
Tu portais une robe sans manche et des sandales, et je me suis rendu compte que tu faisais partie de ces belles dames sans âge, et que ton compagnon, quelque peu sinistre, avait les cheveux grisonnants. Je sais ce que je suis : petite, fugace, marginale, personne ne se retournerait sur moi. Toi, tu avais l'habitude d'attirer les regards, c'est évident.
Tu t'es arrêtée devant une boutique qui vendait de lourds bijoux d'améthyste. Le vendeur est apparu tel un génie hors de sa jarre et il t'y a prestement fait entrer. Ce qui m'a laissé le temps de régler mon addition, de ranger mon portable et d'observer ton mari. Si c'était ton mari."
Powerbook, de Jeanette Winterson, Editions de l'Olivier, traduit de l'anglais par Suzanne V. Mayoux.
jeudi 27 août 2009
La bonne idée d'Angela

Du théâtre péchu dans les friches
Oyez, oyez strasbourgeois,sortez de votre ville !
au-delà de ses frontières se passent plein de choses passionnantes.
- en ce moment, plongez dans le festival Premiers Actes. J'en ai découvert l'une des pièces, jouée par une troupe internationale dans la friche industrielle textile de Wesserling : ca vaut vraiment le détour.
http://www.premiers-actes.eu/
- autre proposition fort sympathique : le légendaire théâtre du peuple de bussang vous entraîne dans des créations théâtrales étourdissantes jusqu'à la fin du mois d'aout : allez-y tant qu'il en est encore temps, le lieu est magique !! http://www.theatredupeuple.com/site.html
... voilà, c'est tout, bises à tous, bon courage pour le mémoire des uns et des autres...



